Dans les années 1980, le couturier
Ralph Lauren s’offre une "vieille" Ferrari de course pour environ 300 000 dollars, soit près de
260 000 €. La voiture, une
Ferrari 250 GTO de 1962, est rare, mais encore loin du statut de lingot roulant qu’elle a aujourd’hui.
Quarante ans plus tard, les ventes de
250 GTO comparables s’échangent jusqu’à 70 millions de dollars, environ
60 millions d’euros. La valeur de celle de Lauren a été
multipliée par 230, cerise sur le capot, elle a même été accrochée dans l’enceinte du
Louvre.
Ralph Lauren, le couturier qui a flairé la bonne Ferrari 250 GTO.
Au-delà des podiums de la mode, Ralph Lauren s’est construit un garage de collectionneur. Il possède une centaine de voitures triées sur le volet. Sa logique n’est pas d’avoir le plus de Ferrari, mais les plus emblématiques. On retrouve ainsi la
Bugatti Type 57 SC Atlantic ou encore la
McLaren F1 LM dans sa
collection. La 250 GTO s’inscrit parfaitement dans cette quête d’icônes.
Sous le nom "250", Ferrari a produit plusieurs modèles. Mais seule la Ferrari 250 GTO, née pour la compétition en 1962, est devenue un
graal absolu. Elle n’a été fabriquée qu’à
36 exemplaires, tous aujourd’hui localisés. On la retrouve chez quelques collectionneurs célèbres comme le batteur de Pink Floyd Nick Mason, mais surtout dans des garages de milliardaires inconnus du grand public.
Une valeur multipliée par 230 : de la belle auto à l’actif à 60 millions d'euros.
Les ventes publiques récentes donnent une idée du
prix de marché d’une 250 GTO. En 2018, un exemplaire a été adjugé 48,4 millions de dollars, un peu plus de
42 millions d’euros, lors d’une vente RM Sotheby’s à Monterey. Une autre voiture aurait été cédée en privé autour de 70 millions de dollars, soit environ
60 millions d’euros. En 2023, une 250 GTO a encore atteint 51,7 millions de dollars, près de
45 millions d’euros. Il s'agit du record Ferrari aux enchères.
Si l'on prend comme point de départ la somme versée par Ralph Lauren dans les années 1980, la valorisation théorique de sa voiture tourne donc autour d’un facteur de
230. On parle désormais d’un
actif qui rivalise avec certaines œuvres majeures de l’art moderne. Une
envolée en quatre décennies qui dépasse très largement la progression moyenne de l’immobilier ou des grands indices boursiers sur la même période.