Boitier Rouge
L'automobile autrement

Porsche 911 Turbo BB Targa Rainbow : succès publicitaire pour Polaroid
22/09/18 - Il est loin le temps où une marque d’appareils photos pouvait se servir d’une voiture de sport puissante et unique pour promouvoir ses produits. Dans les années 70 pourtant, la filiale allemande de Polaroid n’hésita pas à commander pour égayer son stand au salon de la photographie Photokina de Cologne en 1976, une version targa de la Porsche 911 (930) Turbo réalisée par BB, et connue sous le nom de Porsche BB 911 Targa Turbo Rainbow. Cette voiture a vu le jour un peu par hasard. Tout commença en 1973 quand Rainer Buchmann fonda b+b Auto-Exkusiv-Service à Francfort. Sa spécialité : réaliser des intérieurs spécifiques pour de riches clients, d’abord, puis réaliser quelques modifications esthétiques extérieures. Lorsqu’en 1974 Porsche présenta sa fabuleuse Porsche 911 (930) Turbo, Rainer décida d’en réaliser une version targa jusqu’alors limitée à des motorisations moins puissantes (la 930 Turbo ne sera disponible en targa qu’entre 1987 et 1989 de série). Il se mit donc au travail et, partant d’une base de Turbo, découpant le toit à la façon des modèles Targa. Cette voiture devint alors la voiture personnelle de Rainer Buchmann, qui lui servait tant pour ses déplacements professionnels que pour promouvoir les activités de sa société, ...

Peugeot 404 Coupé : l?oubliée de Turin
21/09/18 - La Peugeot 404 Coupé est une superbe voiture, avec des airs de Ferrari sous certains angles. Pourtant, son aura n’est sûrement pas aussi forte que celle de son héritière, la 504 Coupé. Elle est même aujourd’hui éclipsée par sa s?ur 404 Cabriolet dans les souvenirs et l’imagerie populaire, comme si elle n’avait jamais existé. Avec la présentation de la Peugeot e-Legend le coupé revient à l’honneur, s’inspirant ouvertement de la 504. Mais en regardant à nouveau la ligne du Coupé 404, on s’aperçoit que les fondamentaux étaient déjà là. Il faut rendre hommage à une certaine ténacité chez Peugeot. Après l’échec des 203 Cabriolet et coupé (lire aussi : Peugeot 203 Coupé), puis la relative discrétion de la 403 Cabriolet, la marque décida de ne pas baisser les bras en accordant à sa nouvelle berline 404 les dérivés que sa superbe ligne signée Pininfarina justifiait. Lancée en mai 1960, la 404 était la réaction sochalienne au coup de massue de la présentation en 1955 de la Citoën DS qui ringardisait la 403 d’un seul coup (lire aussi : Citroën DS). Sans rentrer dans l’exubérance des chevrons, le Lion alla frapper à nouveau à la porte de Pininfarina pour un dessin plus moderne, ...

Bugatti Veyron 16.4 Coupé : la renaissance de Bugatti
21/09/18 - La Bugatti Veyron est une voiture si superlative qu’il est difficile d’avoir un avis objectif. Première voiture de l’ère Volkswagen, défi technologique, prix stratosphérique, design discutable, on aime autant l’admirer que la détester. Il faut dire qu’elle représente à elle seule la toute puissance du Groupe Volkswagen des années 2000, seul groupe à pouvoir se permettre de reconstruire une marque sans objectif de rentabilité. La Bugatti Veyron est une vitrine technologique, une publicité ambulante et c’est peut-être ce qui explique l’ambiguïté des sentiments qu’elle procure encore aujourd’hui. Lorsque Volkswagen racheta la marque en 1998, il s’agissait surtout d’une opportunité dans la partie de poker (ou de billard) qu’elle menait face à BMW pour le contrôle de Rolls-Royce et Bentley (lire aussi : la Bataille d’Angleterre). En 1998, l’issue du combat était encore incertaine : en juillet, Volkswagen semblait l’avoir emporté, mais une subtile opération de BMW risquait de compromettre l’opération. C’est dans ce contexte que VW saisissait l’occasion au vol en rachetant les droits sur la marque Bugatti après la faillite retentissante de Romano Artioli (lire aussi : Bugatti et Campogalliano). Artioli avait relancé la marque au début des années 90 avec l’étonnante EB110 (lire aussi : Bugatti EB110) mais s’était essayé au domaine ...

Peugeot e-Legend : retour vers le futur
20/09/18 - Voilà un concept-car excitant… Le lion est en forme et revisite son passé pour présenter l’avenir. Avec l’e-Legend (qui pond les noms chez Peugeot?) la marque sochalienne nous vend du rêve électrique et autonome en titillant notre mémoire tant la filiation avec la 504 Coupé (lire aussi : Peugeot 504 Coupé) est évidente et voulue. Non, il ne s’agit donc pas d’une « 508 Coupé » mais bel et bien d’un concept 100 % électrique et autonome, disposant d’une puissance de 340 Kw pour un couple de 800 Nm pour une autonomie de 600 km (norme WLTP, excusez-du peu). On était déjà assez enthousiaste avec la Tesla S (lire aussi : Tesla Model S), alors un tel engin, avec un tel look, il y a de quoi vous faire aimer le futur et l’électricité. On savait Carlos Tavares dubitatif sur ce basculement vers le tout électrique, mais lorsque le marché vous indique clairement la direction, il faut bien suivre. Peugeot était un peu en retard sur l’électrique, et après avoir rétabli ses affaires (grâce aux succès des 308/3008/5008) et s’être relancé sur le marché emblématique des berlines (lire aussi : Peugeot 508), il était temps de montrer que la marque au Lion restait dans le ...

Citroën Visa II GTI : sportive low-cost, pépite oubliée
19/09/18 - La Visa est en soi un monument qu’il convient de préserver ! Malgré son statut de « batarde » (mi-Peugeot, mi-Citroën), elle offrait à l’époque un physique particulier (c’est le moins que le puisse dire) tout à fait à même de succéder à l’Ami8… Malgré sa plate-forme de Peugeot 104 (dans sa version 5 portes lire aussi : Peugeot 104), elle offrait le choix à son lancement, en 1978, entre un bicylindre très chevronné, ou un 4 cylindres « X » très sochalien. Mais avec le temps, la Visa allait rentrer dans le rang, perdant son « groin » en mars 1981, puis s’offrant ? comme les autres ? des versions sportives : la Visa Chrono tout d’abord, en série limitée, la 1000 pistes, la GT en enfin la fameuse Visa GTI qui nous intéresse, alternative à la 205 du même nom ! Lors de sa (brève) première partie de carrière, la Visa était affublée d’un drôle de look. Il fallait être sacrément habitué aux Ami 6 ou 8 pour se satisfaire d’une telle calandre qui, aujourd’hui, fait le bonheur des nostalgiques. Les décideurs de chez Citroën, Xavier Karcher en tête, en était parfaitement conscient au point de se remettre à l’ouvrage deux millésimes plus tard afin de rendre une ...

Peugeot : une version « coupé » pour la 508, façon 504 ?
18/09/18 - Jean-Philippe Imparato est un homme jovial, enthousiaste, et passionné par l’automobile. Et son enthousiasme n’est sûrement pas feint lorsque qu’il « balance » sur Twitter son impatience à présenter le nouveau concept-car de Peugeot, future vedette du Mondial de l’Automobile. Si le suspense est savamment entretenu, on sait déjà une chose : sur la base de la toute nouvelle 508 se prépare depuis 2 ans un show-car coupé fortement inspiré de la mythique Peugeot 504 (lire aussi : Peugeot 504 Coupé). Le coupé 504 semble avoir été une source perpétuelle d’inspiration ces dernières années pour Peugeot : les feux arrières de tous les modèles sont la vision moderne (et inversée) de ceux de la 1ère série, tandis que les calandres se verticalisent « à la manière de » ; en 2017 à Genève, le concept-car Instinct puisait ses références dans les années 70 et réinventait la Peugeot 504 Riviera de Pininfarina ; et voilà qu’aujourd’hui une vision réaliste de ce que pourrait être un « nouveau coupé 504 » s’apprête à nous être présentée. S’il y a quelque chose que Peugeot a toujours tenté de maintenir (malgré parfois des interruptions de quelques années), c’est bien la présence d’un grand coupé plus bourgeois que sportif, mais à l’allure toujours valorisante ...

Citroën DS 21 : prestige à la française
17/09/18 - La Citroën DS est un mythe, c’est une évidence (lire aussi : Citroën DS) mais malgré ses innovations et son look révolutionnaires, elle conservait à son lancement un moteur directement issu de la fameuse Traction. La DS 19 aura certes permis au Général de sortir d’un mauvais pas au Petit-Clamart, mais il lui manquait un peu de noblesse mécanique, et surtout de puissance afin de rivaliser avec les autres berlines européennes. Avec la DS 21, Citroën répondait aux critiques et proposait enfin un moteur (bien que toujours dérivé du même bloc) permettant d’exploiter les véritables qualités de l’auto, et notamment sa fameuse tenue de route. Certains diront qu’un collectionneur désirant un peu de puissance devrait alors s’orienter vers une DS 23 IE. Certes, mais la DS 23, à carbu ou à injection, s’avère moins représentative : elle n’apparaîtra qu’en 1972, pour tirer sa révérence en 1975, après 20 ans de fabrication de la DS. Le vrai haut de gamme DS sera bel et bien la 21, porte étendard de 1965 à 1972, et disponible aussi bien avec le dessin presque originel (un premier restylage eut lieu au début des années 60) de Bertoni qu’avec la version à phares carénés de 1967. Entre ...

Simca 1000 : une certaine idée de la bagnole
07/09/18 - Dans les années 60 et au début des années 70, la conduite sportive s’apprenait par l’arrière. N’y voyez aucune perversité, juste une réalité : avec des joujoux tels que la Renault 8 ou la Simca 1000, on découvrait le transfert de masse avec une rapidité surprenante tant le besoin de contrôler ces voitures devenait vital, dès qu’on leur imprimait un peu de rythme. Voilà pourquoi ces deux là, notamment dans leurs déclinaisons sportives Gordini (pour l’une) ou (Rallye 1, 2 ou 3 pour l’autre), fascinent encore aujourd’hui plusieurs générations de pilotes en herbe. La 1000 deviendra même la championne du genre après l’abandon par Renault du tout à l’arrière avec la R12. Seule sur son créneau jusqu’à la fin des années 70, la 1000 imprima son sceau dans la mémoire collective, appuyée en cela par Renaud et son désormais fameux Gérard Lambert, ou plus récemment les Chevaliers du Fiel ! La Simca 1000 est étonnante à plus d’un point. Dernière Simca a avoir été développée en collaboration avec Fiat avant le passage sous pavillon Chrysler, dernière et première Simca à moteur arrière, elle réussira tout de même à rester au catalogue du début des années 60 (1961) à la fin des années ...

Autech Zagato Gavia : retour à la raison
07/09/18 - A la fin des années 80, tout semblait possible tant les projets de supercars pullulaient ! L’argent semblait couler à flot chez les golden boys, et chacun voulait sa part du gâteau. Dans la foulée de la Ferrari F40, symbole de la spéculation de l’époque, d’autres constructeurs (Cizetta, Bugatti, Lamborghini, McLaren, Jaguar) préparaient la riposte. Dans l’archipel nippon, la petite filiale spécialisée dans les véhicules de niches (limousines, voitures pour handicapés), Autech, entrevit la possibilité de se faire un nom en proposant aux riches amateurs une série de 10 véhicules exclusifs portant chacun un nom de col italien. Cependant, dans le cas d’Autech, l’approche était différente des officines sportives européennes. Dans la lignée de la Pike Factory, Nissan voulait faire « différent », et proposer autant des automobiles que des ?uvres d’art. L’important n’était pas la puissance ou les performances. D’ailleurs, un gentleman’s agreement limitait, d’un accord commun, les constructeurs dans la course à la puissance : 280 chevaux était un maximum au Japon. Comme Autech, dans un premier temps, voulait se limiter au marché national, la recherche de la démesure n’était pas une priorité, du moins techniquement. Stylistiquement en revanche, on voulut sortir du lot, sous l’impulsion du CEO d’Autech, Shinichiro Sakurai, en ...

Lancia Beta Montecarlo : image de marque signée Pininfarina
06/09/18 - La Lancia Montecarlo est l’une des voitures qui contribuent à faire regretter la disparition d’une marque qui réussissait dans une même gamme à faire cohabiter une certaine idée du luxe avec une sportivité affichée. Idéalement placée depuis 1969 au dessus d’une Fiat plus populaire, son positionnement devint plus difficile à tenir avec l’intégration d’Alfa Romeo au groupe Fiat en 1986. Dans les années 70, la marque illustrait son positionnement allant du haut de gamme au sport avec la gamme Beta qui comprenait une berline 5 portes (qui sera plus tard déclinée en 4 portes sous le nom de Trevi), un coupé (lire aussi : Lancia Beta Coupé), un break de chasse (HPE), un cabriolet à arceau (Spider) et celle qui nous intéresse aujourd’hui, un coupé deux places à moteur central : la Lancia Beta Montecarlo. Contrairement aux idées reçues, la Montecarlo n’était pas une version « lancisée » de la Fiat X1/9 (lire aussi : Fiat Bertone X1/9). A la fin des années 60, Fiat sentait qu’il y avait un créneau à développer : celui des petits coupés à moteur central, un marché jusqu’alors trusté par de petits artisans comme Alpine ou Matra en France (lire aussi : Matra 530), un marché de niche, certes, mais riche ...