Boitier Rouge
L'automobile autrement

Boîtier Rouge décolle avec CarJager
05/02/19 - Voici bientôt 5 ans que Boîtier Rouge existe. Créé en mars 2014, le site avait pour ambition de raconter l?automobile autrement. Pari réussi puisque aujourd?hui, ce sont près de 200 000 visiteurs qui fréquentent le site chaque mois pour découvrir des voitures inédites, originales, rares ou tout simplement mythiques. Condensé de culture automobile décalé, Boîtier Rouge a su se créer au fil des ans une place à part dans les médias automobiles. 5 années de plaisir, de joies ou de peines, 5 années de travail à plein temps pour fournir de l?information quasiment tous les jours, 5 années de rencontres aussi. Dès le lancement de Boîtier Rouge, j?ai rencontré les deux fondateurs d?une start-up dédiée à l?achat d?automobiles d?occasion. Rapidement, le courant est passé et pendant des années, j?ai pu converser avec eux de leur entreprise, de mon projet, de nos ambitions. Avec l?un d?eux, les conversations dérivaient vite vers notre point commun : la culture automobile, la passion des anciennes, de ma Saab, de sa rare BMW 540 E39 Touring à boîte manuelle, de ses envies de Citroën CX. Au fil du temps, l?idée d?un rapprochement avec un média plus important a commencé à germer. Quelques contacts furent même ...

BMW M3 E30 Pick-up : un utilitaire vitaminé pour Motorsport.
19/12/18 - En 1986, la sortie de la BMW M3 E30 fut une petite révolution tant auprès de la clientèle qu?auprès des salariés de Motorsport à Garching, près de Munich. L?industrie automobile est un des rares secteurs où ceux qui font les voitures sont aussi passionnés que ceux qui les achètent. Aussi, lorsque le besoin d?un utilitaire capable de transporter pièces ou outils de part en part des ateliers se fit sentir, quelques employés fous furieux décidèrent de s?en bricoler un ?maison?, un pick-up certes, mais pas n?importe lequel : ainsi naquit la BMW M3 E30 Pick-up. Pour allier l?utile à l?agréable, les équipes de Motorsport s?attelèrent donc à la tâche, sans doute fin 1986 ou début 1987. Pour réaliser leur petit pick-up vitaminé, ils ne prirent pourtant pas une véritable M3 comme base, mais un simple cabriolet E30 alors à disposition dans les ateliers de Gaching (à cette époque, le cabriolet M3 n?est pas encore commercialisé). A cela trois avantages : une disponibilité immédiate, une configuration déjà ?décapsulée? favorisant la transformation et surtout un renforcement de la caisse déjà effectué pour conserver la rigidité. L?utilisation d?un cabriolet classique explique donc l?absence d?extension d?ailes que les techniciens ou ouvriers de chez M ...

Bugatti EB110 « Le Mans » : la tentation de la compétition
13/12/18 - Certains se passionnent pour la Bugatti Veyron ou la Chiron mais d?autres (dont je fais partie) préfèrent la précédente renaissance de la marque, pendant sa période italienne à Campogalliano et la fabuleuse EB110. Les années 90 furent des années ?supercars? avec le lancement d?une multitude de voitures plus performantes les unes que les autres, de la Jaguar XJ220 à la McLaren F1, en passant par la Venturi 400 GT et ses dérivés. Toutes tentèrent de briller en compétition, particulièrement aux 24 heures du Mans. L?EB110 elle-aussi eut droit de se frotter aux meilleures dans l?épreuve mancelle, à l?initiative de quelques passionnés. Après la victoire écrasante des Peugeot 905 aux 24 heures du Mans de 1993 (qui confirmait un succès probant en 1992), la catégorie LMP1 semblait un peu passée de mode, sans aucun constructeur désireux de s?investir. Heureusement pour l?épreuve mancelle, les GT connaissaient un succès commercial sans précédent et leurs propriétaires étaient de plus en plus tentés de devenir des Gentleman drivers. Certains, comme Patrick Peter, Stéphane Ratel et Jürgen Barth avaient senti le filon en créant le Gentleman Trophy pour Venturi ou le championnat BPR. L?édition 1994 des 24 heures du Mans s?annonçait donc sous le signe du ...

Audi S2 : pour occuper le terrain
10/12/18 - Audi s?était d?abord illustré en sport auto avec l?Audi Sport Quattro, s?imposant comme le champion de la transmission intégrale, puis avait posé un deuxième jalon dans le ?premium? avec la superbe V8. Pour continuer sa montée en gamme et sa politique d?image, la marque aux anneaux comptait bien titiller BMW et Mercedes sur le créneau de la berline moyenne sportive. Avec un 5 cylindres et 3 déclinaisons (berline, break et coupé), l?Audi S2 89/B3 remplira parfaitement son rôle, préparant le terrain pour plusieurs décennies. L?Audi S2, c?était un peu la réponse d?Audi à la BMW M3 E30 puis E36, mais en jouant sur un autre registre : la technologie et le décalage. Là où Béhème restait fidèle à sa condition de propulsion ainsi qu?à des moteurs ?classiques? (4 cylindres sur l?E30, 6 en ligne pour l?E36), Audi proposait une alternative intéressante : un 5 cylindres et les quatre roues motrices (la fameuse technologie Quattro qui avait tant fait sa réputation). Sortie avant l?E36, l?Audi S2 donnait un sacré coup de vieux à la M3 E30 encore en production à l?époque. Avec un moteur de puissance équivalente (entre 195 et 238 ch pour la M3 selon les versions, 220 pour la ...

Aston Martin Vanquish : démonstration de force
10/12/18 - En cette fin des années 90, il devenait urgent de renouveler le haut de gamme d?Aston Martin représenté jusqu?alors par la Virage, une voiture lancée en 1988 et techniquement dépassée malgré d?intéressantes performances et un charme très britannique. La DB7, née en 1993, avait déjà dépoussiéré l?image de la vénérable marque britannique et il était temps d?enfoncer le clou avec un nouveau modèle. Adieu Virage, place à la Vanquish. Même si la Virage pouvait paraître encore relativement récente au milieu des années 90 (puisque sortie en 1988) et que ses évolutions Vantage ou V8 Coupé lui donnait un petit coup de jeune cosmétique, elle restait malgré tout un mélange technique d?une Lagonda (pour le châssis) et d?une V8 (pour le moteur). Aux côtés de la pimpante et moderne DB7, cela commençait à se voir. Certes, elle trouvait bon an mal an quelques dizaines de clients fidèles, fortunés et excentriques, mais elle n?était plus ni iconique, ni même rentable. Construite à la main de façon très artisanale à Newport Pagnell, les descendantes de la Virage ne séduisaient plus vraiment les foules. Avec la DB7 V12 Vantage, Aston Martin avait déjà renoué avec la GT de luxe et sportive, mais il fallait ...

Citroën GS : la berline qu?il manquait à Citroën
07/12/18 - Depuis de longues années, Citroën faisait le grand écart entre le haut de gamme incarné par la DS et le « populaire » avec la 2CV. Certes, on avait bien tenté de combler le trou par l’Ami6 Ami6 puis l’Ami8, sans pour autant s’imposer face à la concurrence. Son style signé Flaminio Bertoni était original (particulièrement l’Ami 6 avec sa vitre arrière inversée) mais semblait plus pencher vers la « Deuche » que vers la DS. Avec la GS, Citroën allait enfin proposer un modèle de milieu de gamme inspiré et valorisant, dans la lignée de la DS et de la future CX. Tous ceux qui ont fréquenté de près ou de loin un citroëniste sont déjà montés dans une GS. Dans les années 70, une ligne aussi aérodynamique tout en restant compacte et procurant l’insatiable plaisir de la suspension hydraulique, relevait de l’exploit. Il faut dire que la GS fut l’une des premières à être dessinée grâce à l’aide d’ordinateurs. Ce projet, nom de code G, fut lancé en 1967 mais il faisait suite à plusieurs projets avortés, le C60 puis F. Cette année-là, les accords entre NSU et Citroën au sein de la Comobil étaient déjà bien avancés : la Ro80 venait de sortir ...

AC Ace : aux origines de la Cobra
06/12/18 - On entend sans arrêt parler des fameuses AC Cobra qui continuent encore aujourd’hui de fasciner les amateurs, mais on oublie souvent que la base servant à ce mythe automobile existait déjà chez AC sous le nom de Ace depuis 1953, avec un moteur maison d’abord, puis un moteur Bristol, puis enfin un moteur Ford. Souvent, pour la différencier de la Cobra, on l’appelle tout simplement AC Bristol, et faisant passer son vrai nom, Ace, à l’as (hélas, c’est là qu’est l’os). A la fin de la seconde guerre mondiale, AC, qui avait passé cinq ans à produire du matériel de guerre dans son usine de Thames Ditton, se devait de retrouver une activité normale pour faire tourner son usine. Alors que la voiture de luxe et de sport n’était pas encore redevenue un marché suffisamment porteur, la petite marque anglaise dut commencer par se diversifier dans les sacs de golf, les voiturettes pour invalides de guerre et même les trains. En 1947, la firme présidée par William Hurlock et son frère Charles tentait un premier come-back sur son secteur de prédilection avec l’AC 2-Litre. Mais il fallait bien l’admettre : l’heure n’était pas encore au retour des voitures de grand luxe. ...

Mai 68 / décembre 18 : l?automobile dans la tourmente sociale
06/12/18 - Tout le monde a pu voir les images étonnantes de voitures brûlées ou détruites dans Paris (notamment une Mercedes AMG GT ou une Porsche 911 991 S Cabriolet, vidéos en fin d’article) lors des manifestations menées par les gilets jaunes. A l’inverse, chacun a pu se féliciter de voir cette Citroën DS (en fait sans doute une Dsuper) préservée aux alentours de Saint-Augustin. Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’amateurs de voitures se sont offusqués ou félicités selon les cas : une voiture vandalisée fait toujours mal au c?ur tandis qu’une ancienne respectée le réchauffe. Ce climat de contestation, ces manifestations et ces débordements n’ont pas manqué de rappeler à certains mai 68. L’automobile paya un lourd tribut lors de ces « événements ». Ironie du sort, celles qui brûlèrent ou servirent de barricade à l’époque sont celles que l’on protège aujourd’hui. L’image a fait le tour des télés : alors que les affrontements avec les forces de l’ordre s’étaient déplacés jusqu’au quartier de Saint-Augustin, une Citroën blanche garée devant le Monoprix semble sortie d’un autre temps. Dans le climat insurrectionnel qui règne alors, elle devient un symbole : loin du signe extérieur de richesse qu’elle pouvait être en mai 68, cette DS épargnée semble faire ...

Boîtier Rouge approfondit son partenariat avec CarJager
05/12/18 - Depuis 2014, Boîtier Rouge tente d’apporter un regard différent sur l’automobile. Créé ex nihilo, avec pour seul moteur la passion, le site est rapidement devenu une référence grâce à un contenu original et décalé. Ce qui n’était qu’un passe-temps devenait alors une activité à plein temps, supposant de monétiser Boitier Rouge sans perdre son âme ni surcharger le site en publicités intrusives gênant la lecture. Ce fragile équilibre nécessitait de réfléchir à plusieurs solutions pour monétiser et ainsi pérenniser le site. L’une de ces solutions fut de décliner Boîtier Rouge en une version papier : ce projet ambitieux s’avéra bien plus difficile à réaliser que prévu. Les contraintes de ré-écriture, d’imprimerie, de résolution de photos, rajoutées à l’obligation de continuer la publication quotidienne d’articles (plus de 1 800, écrits personnellement depuis le début de l’aventure) ont rendu le projet impossible à réaliser. La décision a donc été prise d’abandonner ce projet, de rembourser les contributeurs et de se concentrer uniquement sur le web. Ce projet avorté a été particulièrement difficile à vivre : l’échec et la recherche de solutions ont rendu la communication fastidieuse. Aujourd’hui, la page est tournée et les remboursements ont d’ores et déjà commencé depuis plusieurs jours. Si certains ...

Austin-Healey Sprite Mk1 « Frogeye » : le plaisir avant tout
04/12/18 - Avec la Sprite première du nom, Austin-Healey poussait encore plus loin le concept de la petite sportive abordable « à l’anglaise ». Légère, dépouillée à l’extrême et équipée d’un petit moteur, elle serait aujourd’hui cataloguée « low cost ». A l’époque, c’était une façon de proposer les joies du roadster à petit prix et de démocratiser le sport automobile, tout en augmentant les volumes de production. En effet, la petite firme fondée par Donald Healey et Leonard Lord, alors patron de BMC et d’Austin, produisait depuis 1953 une Austin-Healey 100 plutôt exclusive, à la diffusion plus limitée. Mission accomplie pour la Sprite dont le physique controversé contribua à la maintenir dans l’imaginaire collectif. L’idée d’une sportive abordable n’était pas nouvelle. Panhard avait lancé au début des années 50 sa Junior sur le même principe minimaliste, mais un moteur trop pointu demandant un entretien méticuleux en avait limité le succès. C’était en tout cas la même idée que Leonard Lord proposa à Donald Healey : concevoir un roadster rustique, bon marché et compact. Justement, Gerry Coker, le designer des Austin-Healey 100 venait de quitter la marque pour travailler chez Chrysler outre-Atlantique en laissant derrière lui une esquisse de petite sportive à la bouille rigolote. C’est ce ...