Le Progrés
14/03/2026
Au début des années 90, un entrepreneur italien entreprend de faire revivre Bugatti avec une supercar, l’EB110. Le pari est réussi et les commandes affluent. Pour enfoncer le clou et redonner à Bugatti ses lettres de noblesse, il étudie une berline grand luxe aux performances de supercar. La voiture va aussi donner une leçon de design. Tout est prêt pour faire de cette EB112 la berline la plus exclusive du monde, mais rien ne va se passer comme prévu.
Si aujourd’hui Bugatti produit les plus exclusives hypercars du monde et bénéficie d’un héritage historique unique, la marque a connu plus de trente ans d’inactivité.
C’est en 1987 que l’entrepreneur italien Romano Artioli relance Bugatti en créant la société Bugatti Automobili en Italie. Le 15 septembre 1991 à Paris, le premier modèle de l’ère moderne de Bugatti,
l’EB110 est présenté pour le 110e anniversaire du fondateur de la marque.
Après plusieurs années de développement, Bugatti frappe un grand coup avec la voiture de sport la plus aboutie de la production mondiale. Mais le patron italien a déjà le regard porté vers la suite, avec un objectif, construire la plus luxueuse et performante berline au monde.
EB112.
Artioli confie la conception de l'EB112 à Italdesign Giugiaro. Inspiré des limousines Bugatti classiques telles que la Type 57 Galibier, cette quatre portes est réalisée en aluminium et arbore la calandre en fer à cheval caractéristique de la marque.
De chaque côté, trois optiques de phares viennent renforcer le regard alors que la lunette arrière est divisée verticalement. La voiture est majestueuse, imposante.
Elle mesure 5,07 mètres de long, 1,96 mètre de large et seulement 1,38 mètre de haut. Les avis sont très partagés mais un magazine américain qualifie l’EB112 de “plus belle voiture du monde”.